> Publications : Les Cahiers n°3 sont disponibles aux Archives municipales de Carmaux, à l'Office d'animation du Carmausin et à la Librairie du Coin Dulac et à la Maison de la Presse. Les Cahiers n°2 sont toujours disponibles, contrairement aux Premiers Cahiers qui sont épuisés dans certains lieux de vente.


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L'eau et le sable, deux éléments à l'honneur aux fontaines de Carmaux

   (Œuvres du sculpteur Jean Juéry)
Fronton des fontaines de Carmaux. 
Ce bâtiment est une des plus belles réalisation de la ville de Carmaux,
 aujourd'hui à l'état de ruine.

   Vers la fin des années 1930, une commande est passée au sculpteur Jean Juéry afin de réaliser  deux œuvres ayant pour thème l'eau et le sable, pour les fontaines de la ville de Carmaux. Malgré des journées de recherches aux archives de la ville je n’ai trouvé qu'un seul document traitant de ce sujet. Il nous informe qu’il a été prévu dans la nouvelle étude faite en 1918 par la société Puech-Chabal pour finaliser les travaux et rendre les fontaines fonctionnelles, la mise en place d'un mascaron et la pose de céramique pour la vasque (bassin extérieur) qui doit se faire à l'extérieur des bâtiments.
   Ces deux thèmes ont été choisis pour marquer la venue de l'eau potable à Carmaux et glorifier la fabuleuse invention du nouveau procédé de filtres à sable breveté Puech-Chabal. Hélas le commanditaire ne nous a pas laissé son nom. Une sculpture est signée et ne porte aucun doute sur sa provenance. Nous devons la connaissance des deux autres à la fille du sculpteur, Françoise Juéry. Petite elle se souvient d'une commande particulière qui avait emmené son papa à se faire prêter un microscope pour grossir des grains de sable afin de les reproduire en sculpture. De plus un personnage diabolique, à son regard de petite fille, finissait cette commande peu banale.
BENOIT Didier

L'intégralité de cet article est à retrouver dans notre  première publication 
"Les Premiers Cahiers", sortie :  fin mai 2012.

Le chemin de Labenq (L’abenq)

(Quartier de Solages)
Départ Avenue Marcel Pélissou (anc. Avenue de Rosières).
Le chemin se prolonge par un sentier broussailleux jusqu’à la rue du Lieutenant Robert Azémar.

Labenq viendrait de l’occitan « avenc » : le trou, le gouffre. Cf : L’aven Armand

Extraits du livre de Jean Vareilles, Carmaux des origines au XXème siècle :
« A l’heure celtique, les habitants de Carmaux ont exploité sans aucun doute la mine de cuivre de Labenq, située sur la rive droite du Cérou, à l’est de la commune de Rosières. Le puit carré et les bases d’amphore trouvées près de là en sont la preuve. … cette mine comporte un puits carré d’une centaine de mètres en profondeur d’où partent trois galeries… »
 

Monsieur Castagné dans son livre Rosières en Albigeois nous signale « qu’une galerie moderne ouverte vers 1917 donne accès à une vaste cavité communiquant avec l’extérieur par le puits antique… Partout se trouvent des éboulements, et la roche friable rend dangereux l’accès des boyaux qui s’ouvrent des deux côtés … ».

Aujourd’hui encore la mine de Labenq reste un site un peu mystérieux, propice aux fantasmes.

Pierre Santoul



D'autres histoires de rues sont à retrouver dans notre première publication 
"Les Premiers Cahiers", sortie : fin mai 2012.

Epigraphie et iconographie campanaire religieuse et civile de la commune de Carmaux.

   Dès la plus haute antiquité les cloches ont œuvrées au rapprochement des hommes entre eux.
   Rares sont les civilisations qui se sont faites sans leur complicité.
   A la fois gardiennes du peuple, ambassadrices des moments festifs et solennels, préservatrices des biens terrestres, propagatrices d’idées nouvelles, égreneuses officielles du temps qui passe, lien incontournable entre la terre et le divin, les cloches civiles et religieuses de Carmaux sont à l'image de ces  hommes qui durant les trois derniers siècles ont façonné l'histoire de notre cité.

Mairie : Une cloche civile et partisane


Partisane avant tout.

Nous sommes avant la deuxième guerre mondiale. A cette époque le socialisme est perçu à Carmaux comme une religion. Jaurès mythifié en est la clé de voûte. Ce mouvement annonce une ère nouvelle, à l'image de  « l’Eveil Ouvriers Paysans » journal socialiste du moment, avec sa symbolique première page où l'on voit un laboureur ouvrant le sillon de l'avenir sur fond de soleil levant. Aurore est le nom d’état civil choisit par le conseil municipal pour la cloche de la nouvelle horloge publique de la ville de Carmaux. Cloche au mécanisme puissant afin, selon les volontés du maire, de porter dans un large rayon l’heure et diffuser l’idéal social.

AURORE 
avec son imposant marteau "électrotinteur"


BENOIT Didier

L'intégralité de cet article est à retrouver dans notre  première publication 
"Les Premiers Cahiers", sortie :  fin mai 2012.

Le cadran canonial à quinze secteurs de l'église de Pouzounac (commune du Garric - Tarn)

Le cadran canonial de l’église de Pouzounac, après son nettoyage en 2009.
(Remarquer le signe en forme de flèche dans le prolongement de la ligne de sexte)

Ce cadran de prière fait partie des pierres d'appareillements du plus vieux des murs de l'église de Pouzounac. Robert Pascot, archéologue amateur et avisé Carmausin de la moitié du XXe siècle, y voyait, sans connaître l'existence des cadrans canoniaux, un ouvrage de l'époque romane. Il est vrai que les vestiges sculptés de cette époque sont nombreux sur place. Ce morceau de mur occupe toute la partie basse droite du porche clocher de l'actuelle église Saint Martial de Pouzounac. Au delà, la construction a été modifié tout au long des siècles.


   Les cadrans canoniaux :

Le département du Tarn possède de nombreux vestiges de cadrans solaires de prières comme celui de l'église de Pouzounac (à ce jour, 46 ont été recensés). Ils sont les témoins de la christianisation du temps en terre païenne, qui s'est accomplie entre le VI et le XIVe siècle.
Un cadran canonial est une marque lapidaire de petite surface que l’on trouve sur les façades sud des édifices religieux médiévaux. De facture extrêmement simple, ils reproduisent toujours le même  dessin constitué de trois à cinq segments de droite convergents vers l’emplacement d’un style droit perpendiculaire au mur fait dans la plupart des cas en bois dur (rarement en fer).

BENOIT Didier
L'intégralité de cet article sera à retrouver dans Les Cahiers n°2 (sortie prévue à l'automne).