> Publications : Les Cahiers n°3 sont disponibles aux Archives municipales de Carmaux, à l'Office d'animation du Carmausin et à la Librairie du Coin Dulac et à la Maison de la Presse. Les Cahiers n°2 sont toujours disponibles, contrairement aux Premiers Cahiers qui sont épuisés dans certains lieux de vente.


> Retrouvez l'actualité de l'association sur la page Facebook : www.facebook.com/histoireetpatrimoineducarmausin

Le cadran solaire de l'ancienne maison du directeur des Mines de Carmaux

Cadran solaire vertical plan déclinant Sud / Ouest
 
à style droit (axe du diabolo) et style polaire
Techniques et dessin
Cadran solaire réalisé sur support fait d’un enduit de ciment blanc et marbre blanc/bleu des Pyrénées. Peinture minérale de technique B du fabricant allemand « KEIM ». La facture du style polaire est en inox massif, de même que celle du style droit représentée par le diabolo obtenue par usinage mécanique.

Historique
Cette magnifique bâtisse a vue le jour au début du XXe siècle entre 1902 et 1903 pour loger le directeur des mines de Carmaux. Sa construction a été dirigé par Charles Pérès alors directeur en place. Auparavant, le directeur occupait la maison dite « de l’administration », et l’ingénieur en chef  l’actuelle maison bleue. Les autres ingénieurs de la compagnie logeaient dans un bâtiment commun situé entre les deux premières maisons, avec pour exception deux de leur confrères qui logeaient, un chez un particulier et l’autre dans l’extension sud du bureau des mines. L’ensemble de ces lieux de logements date des années 1850. Charles Pérès  fut le premier à occuper cette nouvelle demeure. Après le départ de son directeur, dans les années 1903/1904, la maison de « l’administration des mines » sera transformée et deviendra « la maison de réception de l’administration des mines ».
Ancienne maison du directeur des Mines de Carmaux
Le thème:
Le thème choisis pour ce cadran solaire est une représentation imagée de l’élite Carmausine du début du XXe siècle. Dans cette scène champêtre, autour d’un pique nique inspiré d’un tableau de Claude Monet « Le déjeuner sur l’herbe », se pressent noble, bourgeois et ecclésiastique. Seul le journal  posé sur le guéridon en rotin, avec son titre de première page Le Télégramme* et les armes de la compagnie des mines sur la calèche nous suggèrent que nous avons à faire à des personnes importantes de la société carmausine. La facture des balustres semblable à celle de la riche demeure du directeur Charles Pères  nous invite à penser que nous sommes peut être dans son parc.

Le Télégramme est un journal créé 1er janvier 1895 par Eugène Resseguier, propriétaire et directeur intransigeant de la verrerie Sainte-Clothilde de Carmaux,  pour lutter contre le socialisme carmausin. J’aurai pu mettre aussi le journal l’Etincelle de la Tour, bulletin religieux de l’école de la Tour, mais pour cela il m’aurait fallu déplacer la scène de mon tableau après 1927, année de création de cette revue. 

La devise :
Déjeuner à l’ombre du temps
et savourer l’instant présent.

Les propriétaires actuels nous invitent dans cette devise à la célébration universelle du déjeuner pris en famille et entre amis, ou le temps s’estompe d’un voile léger et ne laisse paraître dans son oublie que le plaisir de cueillir chaque seconde pour jouir de la vie.
La scène qui figure sur ce cadran solaire étale un moment privilégié que de nombreux Carmausins de l’époque ne pouvaient pas se permettre. La dureté de leur condition d’existence leur laissait certes le plaisir de se réunir en famille et entre amis mais le voile du temps avait chez eux l’apparence sombre des crépuscules ou entre naitre et mourir peu de chose restait pour adoucir la vie.

Gnomoniste
BENOIT Didier, membre de la commission des cadrans solaires de la Société Astronomique de France